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29 janvier
2017

Contournement Est : la DUP en bonne voie ?

Si les informations de la Lettre Éconormandie sont exactes – et généralement elles le sont – voilà une excellente nouvelle dont ELAN se réjouit : le projet de Liaison A28-A13 (autrefois appelé Contournement Est de Rouen) est en passe de fra chir une étape décisive !

L’article ci-dessous paru dans la Lettre ÉCONORMANDIE du vendredi 27/01 :

Contournement Est de Rouen : A28/A13 : le coup est (presque) parti

Ce sera sans Sébastien Lecornu. Après avoir longuement pesé le pour et le contre, la préfète de Seine-Maritime a finalement écouté le DREAL Patrick Berg qui militait pour cette solution. Elle a fait parvenir le dossier de demande d’utilité publique du Contournement Est de Rouen à la ministre de l’Écologie sans avoir obtenu l’assentiment du Département de l’Eure, dont l’exécutif campe sur ses positions malgré les pressions.

« Je fais un pari parce que j’estime avoir suffisamment d’engagements financiers de la part des autres partenaires (Métropole, Région et CD76 ndlr) » argumente Nicole Klein. Pour autant, l’A28/A13 n’est pas encore arrivée au bout de sa route. Il faut encore que Ségolène Royal puis le Conseil d’État à qui elle doit le transmettre jugent le dossier suffisamment solide pour mériter l’utilité publique.

S’agissant de la première, la préfète croit savoir que sa décision devrait être « positive ».

À l’inverse, rien ne garantit que la plus haute juridiction administrative de l’État donne son feu vert. Par le passé, on a vu des projets renvoyés à leurs études au motif précisément de promesses insuffisantes de la part des financeurs. Les partisans de la LGV Poitiers-Limoges déboutés de leur demande s’en mordent encore les doigts.

L’Eure contraint de payer le péage ?

Qu’en sera-t-il pour l’A28/A13 ? Mystère. Une chose est sûre. Si -et seulement si- le Conseil d’État se prononce en faveur du Contournement Est, la question de son financement se posera à nouveau dans des termes qui risquent de ne pas plaire à Sébastien Lecornu.

« Dès l’instant où le projet est déclaré d’utilité publique, le Département de l’Eure peut être contraint d’apporter sa quote-part s’il n’est pas possible de finaliser le tour de table d’une autre manière » rappelle Nicole Klein.

Comprendre. Le CD27 sera obligé de payer son tribut… à moins que la Région et la Métropole n’acceptent d’augmenter le montant de leurs participations respectives au pro rata. Rappelons que la maquette financière élaborée par l’État prévoit une contribution de l’Eure à hauteur d’une quarantaine de millions d’euros.

Cela étant, Sébastien Lecornu a encore le temps de réfléchir car, même s’il obtient le sésame, le périphérique rouennais ne sortira pas de terre avant un moment, le temps de purger les recours qui ne manqueront pas d’être déposés.